Elégie pour Léopold Sédar Senghor

Elégie pour Léopold Sédar Senghor 

Au lever d’un saint jour, j’ai appris ton départ

J’ai regardé autour de moi, on saluait le père qui partait

Ton nom était refrain dans la bouche de mes concitoyens qui te connaissaient à peine  

Moi, je te connaissais à peine 

Et j’ai toujours voulu te voir, j’ai toujours voulu rencontrer

Le savoir.

Mais je n’étais qu’une fleur qui s’ouvrait lorsque la destinée fouettait

Ta vie de mûre personne

 De toi je ne connaissais que les vers, les beaux vers

Qui font dodeliner de la tête

L’enfant paysan qui ne sait tenir  dans sa main que la houe de son père.   

Dans le temple du savoir, je te laisse ces vers rythmés de pleursPas les pleurs des pleureuses, c’est de l’eau qui sort des yeux

Mais de vraies larmes, celles d’un fils qui pense à son père

Moi ton fils ton futur, j’ai écrit ton nom sur la statue de la fierté

Et en dessous j’ai écrit : « je suis nègre »   

Maître, je t’adresse cette mélopée, et je sais que tes aïeux savaient honorer les morts

Et disaient que la mort était comme le vent.

Reçois ce poèmeLis-le avec ces Grecs qui t’entourent.

Ils savent qui tu es. 

Le 01/11/2006 

Dernière mise à jour de cette page le 17/04/2007

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